BOURGEOIS ELOI  et l'ATELIER ST ELOY


Jacqueline Beaudry Dion et Jean-Pierre Dion


Article d'abord publié en 2015 sur ceramiqueduquebec.com, site aujourd'hui inaccessible. On reprend  ici cet article, ajoutant plusieurs informations et illustrations nouvelles.           20 juin 2025
























Figurine de notre collection portant l'inscription Eloi - Léna 68




ADDENDUM


Voici quelques informations et illustrations découvertes, depuis lors, à propos de Eloi (Eloy) Bourgeois et de son oeuvre. 


Le critique d'art Laurent Lamy écrit  (Le Devoir, 12 juin 1965 ) que Bourgeois a voyagé aux États-Unis, en Europe et au Nouveau Mexique avant de produire ses céramiques d'inspiration d'art précolombien.




















Lamy note que Eloy Bourgeois intègre avec beaucoup d'audace des pièces de métal à la terre: clous, vis, oeillets,...Il ajoute que les tiges minces et légères allègent la céramique et apportent un élément aérien qui fait un contraste soutenu avec les masses de terre. Bourgeois crée une variété d'objets utilitaires ou de fantaisie:  salière, poivrière, cendriers, chandeliers, poupées de tout genre, pendentifs, fontaines, porte-parapluies, jardinières,...


Ses réflexions étaient suscitées par l'exposition que tenait à ce moment  J. Eloy Bourgeois, en duo avec  Pierrette Leclaire, émailleur, à la centrale d'artisanat du Québec. (Voir aussi  Le Devoir, 21 mai 1965).













Salière et poivrière de notre collection de l'Atelier St Eloy



































Poupées de  Bourgeois en vente chez Ogilvy's.

Annonce du Montreal Star, 16 septembre 1967. 



En septembre 1968, Eloy Bourgeois est nommé directeur de la section des arts au service d'éducation permanente du YMCA du centre-ville de Montréal.  Un encadré du Montreal Star du 3 septembre 1968 rappelle combien Claude Jasmin  tenait en haute estime son art décoratif. 

















Deux figurines (porte-chandelles) de notre collection forment un couple et portent les inscriptions St Eloy.























Ogilvy's annonce en 1969 ( The Gazette, 18 décembre 1969)  une petite poupée en argile peinte avec des trèfles et des fleurs séchées du céramiste québécois Eloi Bourgeois. 

























En 1971, Ogilvy's illustre un jeu d'échec de la production de Bourgeois, en vente au coût de 175 $. Le roi a 7 pouces de haut ! Photo de The Gazette, 9 décembre 1971. On annonce à nouveau  cet ensemble en août 1962 (The Gazette, 2 août 1972). Il s'agit de la dernière trace de Eloy Bourgeois que nous avons à ce jour!